L’approbation
Dans ma pratique en ce moment, je mets mon attention à avoir de l'approbation pour toutes les émotions.
Que ce soit la colère, le ressentiment, le bonheur, la tristesse.
Qu'elles soient sur un même pied d'égalité - sans que certaines soient ''bonnes'' ou ''mauvaises''.
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J'ai passé du temps avec ma choupette intérieure, celle de 9-10 ans, choquée noire du divorce de mes parents.
Et il y a à l'intérieur d'elle comme un désir de destruction.
Une colère immense.
Et est-ce que c'est possible pour moi ici, d'être avec cette part comme étant correct.
Qu'elle n'a pas besoin d'être changée. Que c'est une émotion parfaite et valide.
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Je pense qu'on a parfois des préférences.
C'est plus ''souhaitable'' d'être joyeux.
Mais vraiment, c'est l'approbation de tout ce qui fait partie de la vie qui crée la joie de vivre.
Même le deuil, la tristesse.
La colère, le chaos.
Ce qui fait en sorte qu'on en souffre autant, je pense, c'est d'y résister.
De ne pas vouloir les ressentir.
De les juger négativement.
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En réalité lorsqu'on offre un espace pour permettre à ces émotions de s'exprimer pleinement, il y a très peu de résidu.
C'est juste une expression pleine et entière, et puis on passe à autre chose.
On les garde en-dedans parce qu'on a justement une résistance à les ressentir.
Je pense que lorsqu'on s'offre la permission de les ressentir, de les exprimer, ce qu'on pensait être un monstre est en réalité un petit lapin.
Le jugement et la résistance sont souvent bien pires que l'émotion elle-même.
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C'est quelque chose que j'apprend à l'âge adulte, d'avoir cette approbation pour tout le spectre d'émotion, et d'y voir aussi une intelligence.
Pas quelque chose à fixer pour revenir à un état que les autres apprécient.
Mais de vraiment être curieuse de chaque émotion, m'abandonner à la laisser être.
Et vraiment réaliser que je ne suis pas en contrôle de cette puissance émotionnelle.
Mais que j'ai une responsabilité à lui offrir un espace d'approbation et d'expression.