Réflexion sur les blessures
Ça fait peur d'être dans le noir.
C'est un endroit en soi que l'on ne visite pas souvent.
Particulièrement si c'est inconfortable.
La sensations de portes fermées qu'on ne veut absolument pas ouvrir.
Comme une boîte de Pandore
Comme si on était davantage en sécurité tant que ces espaces restent fermés.
On passe notre vie à rajouter des cadenas à chaque fois que ça émerge.
On se dit ''Tout sauf ça''.
Et c'est compréhensible parce qu'on sait que ce qui s'y cache est inconfortable, souffrant, douloureux.
On aimerait ne pas y mettre notre attention.
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Je trouve ça toujours drôle dans les films que le héro soit vu comme quelqu'un qui ne ressent rien. Qui est tout le temps fort.
C'est l'opposé du réel courage. Qui est celui d'avoir la volonté de ressentir tout ce qui est là.
De guérir ce qui fait mal.
De vivre sans loquets à l'intérieur de soi.
Sans avoir des murs de protection.
De vivre en ouverture à la vie.
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Ce n'est pas une mince tâche.
Je ne connaît personne qui ait envie d'avoir mal.
Et considérant que ça fait partie de notre expérience humaine.
Est-ce qu'on se doit pas d'avoir une relation à cette souffrance?
Une relation dans laquelle on se permet de vivre, de ressentir tout ce qui est là.
De le traverser. Plutôt que de l'éviter.
Il y a bien une raison pour laquelle la vie nous a envoyé ces expériences là, n'est-ce pas?
Pourquoi ne pas aller à la découverte de ce qui s'y cache, de ce que la vie essaie de nous enseigner ici?
Tant que la douleur reste contractée en soi, on n'a pas accès à cette leçon.
Ça prend du courage et de la dévotion pour y aller.
La récompense se paie en bonheur.